Dossier : Tame Impala, avant l’avant (Psych Rock)
- The Sun : Le son de la guitare est strictement identique à celui de Innerspeaker. La voix de Kevin Parkner se cherche encore. La montée qui suit la première minute n’a absolument rien à envier aux meilleurs créations du groupe. De quoi nous envoyer très loin, là où psyché n’a pour synonyme que grandiose.
- Bold Arrow of Time : Seul titre présent sur un opus de Tame Impala, cette version de “Bold Arrow of Time” est belle et bien distincte de celle que l’on s’injecte depuis plusieurs années. Le son y est plus sec, le rythme plus vif encore, et c’est surtout la place proéminente donnée à la guitare qui marque avant toute chose. On se rend véritablement compte de la portée de cette version à 2min15.
- Flow : Comme pour “The Sun“, “Flow” aurait très bien pu faire partie d’Innerspeaker. La voix s’apparente fort à celle que nous connaissons si bien, plus étirée, prenant un espace sonore plus important. Que dire sinon que ce rythme est à présent inscrit dans notre ADN. L’espace plus expérimental, aux allentours de 3min00, fait du final un kaléidoscope sonore explosif.
- Into The Jungle : Ce titre est à l’évidence le plus différent des autres. Proche de l’univers de Wolfmother, on se trouve en présence d’une Tame Impala qui cherche encore sa marque sonore.
- Latenight Moonlight : Une fois encore, un titre à la hauteur des plus grandes créations de Tame Impala. Lorsqu’on atteint l’irréprochable, dur de garder sa retenue. Le final fait apparaître toute l’importance qu’occupe la batterie, à la façon “Nothing That Has Happened So Far Has Been Anything We Could Control“, titre ultime de Lonerism.
- My Lover Mother Nature : Certainement le morceau qui cogne le plus fort. “My Lover Mother Nature” fait la part belle à des sonorités psychés qui arrivent de tout bord. La marche militaire que nous impose Tame Impala se transforme en véritable profusion à 3min36.
Tame Impala – Bold Arrow of Time
Tame Impala – Flow
Tame Impala – Into The Jungle
Tame Impala – Latenight Moonlight
Tame Impala – My Lover Mother Nature
Dans l’ensemble, le son de la guitare de Kevin Parkner est moins étendu, tout comme sa voix, plus directe, moins poétique. Tame Impala a su gagner en patience au fil du temps, donnant à sa musique une mise en abime particulière. A ne pas en douter, ces quelques morceaux méritent d’être dans toutes bonnes collections de Tame Impala.
Ce billet est également l’occasion de vous présenter une secret track présente sur Innerspeaker. Sobrement intitulée “30 Mins With Mathew Saville“, on retrouve toute l’énergie du premier opus dans un morceau subsaharien. Le titre, de plus de 27 minutes, est intense, très expérimental, et absolument majestueux. Sit back and enjoy.
Tame Impala – 30 Mins With Mathew Saville
Album Review de Lonerism
