Album Review : Ty Segall – Manipulator (Garage Psych Rock)

Manipulator
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Manipulator : Une introduction assez charismatique mais qui ne restera surement pas dans la légende de Ty. On y perçoit déjà la qualité très hi-fi de cet album, et “Manipulator” s’impose finalement comme l’un des titres qui gagnent à être le plus écoutés.
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Tall Man Skinny Lady : Une des 7 merveilles de l’album. On y retrouve la guitare de “Sandra“, titre du dernier album de White Fence. On note également que le rythme est sensiblement plus élevé que sur les anciens albums de Ty. Une seconde guitare électrique vient rapidement imprimer une mélodie absolument irrésistible. La présence très marquée de l’acoustique est du meilleur effet. C’est un HIT, ultime.
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The Singer : Légèrement sur produit, je ne suis pas franchement persuadé de la présence des violons. En revanche, comme seul Ty sait le faire, le final est parfaitement maitrisé.
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It’s Over : Trop pour l’humain ! On comprend là que Manipulator est l’album le plus psychédélique à ce jour produit par Ty Segall sans qu’il y délaisse ses amours stoner. Ce titre résume donc à lui seul ce qu’est Manipulator. Nous serons des milliers à crier ‘It’s ovah‘ à tue-tête lors de ses prochains lives. Le génie Ty dans TOUTE sa splendeur. Le deuxième des 7 merveilles. Déjà un énorme classique.
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Feel : La nouvelle avalanche de guitares et ce concours de percussions sont également grandioses. “Feel” en rajoute toujours une couche, difficile de distinguer le nombre de guitares sur le final (5 ?). Et toujours ce rythme fou qui suscite une incroyable dose d’adrénaline. Son final façon Black Sabbath est un nouveau témoignage de son amour pour le groupe. Mais jamais nous n’en aurons assez ! La vitesse d’exécution rappelle le doigté de Jimi. La troisième des sept merveilles.
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The Faker : Très rythmé, “The Faker” rappelle volontiers le Ty Segall des débuts avec un son proche de Goodbye Bread dans un esprit très Demos 2007-2010. Fidèle à la structure des autres titres de l’album, une guitare vient à mi-parcours supplanter l’orchestration en place, avant que d’autres ne viennent une fois encore nous rappeler son amour pour Blue Cheer.
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The Clock : Un titre de rock américain alternatif ? Il l’a fait. C’est amusant. En ressort l’impression d’entendre du Ledzep’. Notons toutefois que les violons y sont de trop et que la mélodie manque en simplicité (comme celles groupe précité).
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Green Belly : Un titre plus Sleeper que les autres, surement à cause (grâce) aux guitares acoustiques. “Green Belly” n’est pas le titre le plus original de Ty, mais suffisamment bien fait pour que l’on s’amourache de son petit accompagnement acoustique. Sa force Pop est super présente. “Green Belly” est tout ce que Mikal Cronin a toujours cherché à faire. 4eme des 7 merveilles, ce titre s’illustre surtout par son refrain. He’s gonna make a movie of his entire life.
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Mister Main : Il est rare d’entendre la voix de Ty Segall si présente. “Mister Main” marque une véritable coupure. C’est bon. L’accord final qui s’étend sur quasi 15 secondes est la marque d’une nouvelle ère Manipulatrice. Une nouvelle fois, Ty passe tout en Pop. Il y excelle, “Mister Main” est proche d’être une nouvelle des 7 merveilles.
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The Hand : Assassin. Ils sont rares à pouvoir nous tirer un sourire avant même que le morceau ne soit véritablement commencé. Un accord, et on sait/sent déjà que “The Hand” va être un grand moment. Ca ne manque bien évidemment pas. Ty remprunte le rythme de “Tall Man Skinny Lady” avant que deux guitares, une pour chaque oreille, viennent ensuite nous prendre d’assaut. La production hi-fi de Manipulator prend alors tout son sens. Et puis des finals du genre ne peuvent être que loués. Il ne s’en fait plus depuis que Syd Barrett a quitté Pink Floyd. La cinquième des 7 merveilles.
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Susie Thumb : Ty passe en puissance. Bien entendu, on ne saurait renier cette guitare crunchy qui rappelle ses débuts. Mais peut-être que “Susie Thumb” n’est pas le titre le plus novateur de sa discographie. Bien qu’il soit typiquement le genre de titres qui n’intègre pas les meilleurs de l’album, il demeure l’un des plus efficaces que l’on ait entendu cette année. C’est dire ! Et c’est encore une création psychédélique de plus à ajouter à sa discographie.
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Don’t You Want To Know? (Sue) : Si le départ en trombe de l’acoustique donne des sueurs en accompagnent de sa voix hélium, le tout s’emballe très rapidement.”Don’t You Want To Know? (Sue)” fait encore penser à du White Fence. L’influence de l’un sur l’autre semble décidément grandissante. Impossible de distinguer le final avec ceux de For The Recently Found Innocent.
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The Crawler : “The Crawler” est le morceau le plus puissant de tout l’album, sans conteste. Sic Alps (article) acquiesce. Il est curieux que Ty Segall l’ait placé à ce moment de l’album où sa bohème semblait prendre le dessus. “The Crawler” eut je trouve été un parfait morceau pour introduire l’opus, mais il perd ici un peu de son sens.
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Who’s Producing You : Ce titre est probablement le plus varié de l’opus. Les guitares écrasent définitivement la batterie alors que le final est l’un des plus brillants de tout l’album.
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The Feels : Le duo magique. Ce titre et le suivant forment une paire tout à fait magnifique. Sixième des 7 merveilles, “The Feels” fait danser une guitare acoustique avec l’électrique que l’on côtoie depuis l’introduction de Manipulator. Slaughterhouse n’est pas loin, un peu de heavy par ci, un peu de stoner par là, Ty se raccroche à ces amours Fuzz-ien. Bienvenue dans les heures les plus noires de l’album. Motörhead impose sa patte.
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Stick Around : Le 17ème morceau, la 7ème merveille. Impossible pour tout rockeur de résister à ce dialogue de guitares que Ty Segall met en oeuvre par intermittence, comme il aime tant le faire. Taille pour les lives, ne cherchez pas plus loin, seul Ty est capable de délivrer de tels trésors.
Imaginons ensemble une nouvelle façon d’aborder Manipulator : l’album regroupe beaucoup de tous les visages de Ty Segall qui a souhaité les regrouper dans un seul et même double LP. 2014 est l’année checkpoint de Ty Segall, celle sur laquelle il compte bâtir un nouveau futur. Nul doute qu’il continuera rapidement à explorer tout ce que la musique a à offrir. No worries donc, il y a fort à parier que Manipulator est l’album statement de Ty Segall, celui qui écrase la scène, avant que Ty ne prenne son envol vers d’autres cieux.
Note : 8,7 / 10 (barème)
Ty Segall – Tall Man Skinny Lady
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